QUAND DANSER DEVIENT UN COMBAT POUR LA LIBERTÉ

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Vous avez tout échoué. Vous nous avez juste donné une raison de plus pour danser et pour chanter. Car nous, la rage, nous la transformons en musique et en danse.

Paris, 13 novembre 2015.
La cruauté de certains êtres (que je ne peux pas appeler humains) s’abattait sur des personnes dont la seule faute était d’aimer la vie et la liberté de pouvoir la vivre à leur goût, sans faire de mal à personne.
Des jeunes, des vieux, des mères, des pères, des passionnés de musique, de vin, des sorties sans prise de tête, n’ont pas trouvé la mort ce soir la. ILS ONT ÉTÉ TUÉS. À mon avis il y a une sacrée différence. Et en parlant de sacré, il n’y avait rien de tel dans leur mort. Vous, les coupables de ces actes, vous avez beau revendiquer cette attaque comme sacrée, comme mandatée par Dieu. Mais j’ai envie de vous dire, Dieu ne vous a rien demandé. Ni maintenant ni jamais. Laissez le tranquille. Il est assez puissant pour s’occuper de ses comptes tout seul. Il n’a pas besoin de vous, pauvres âmes limitées, pour faire son devoir. La seule chose qu’il demande est de vous occuper de VOS VIES en faisant du bien et non pas de JUGER LES AUTRES ET EN DECIDER SI ILS PEUVENT VIVRE OU DOIVENT MOURIR.
Je ne fume pas. C’est écrit partout : fumer tue, fumer donne plus de chances de developper un cancer. Et en plus c’est degueu.
J’en informe mes amis fumeurs et j’essai de les aider à arrêter s’ils en ont envie, mais la vie est la leur et ils font ce qu’ils veulent tant qu’ils font pas de mal aux autres.
Je n’irai pas les tuer par peur qu’il donnent le mauvais exemple à mes futurs enfants.
Si pour vous la musique, la danse, l’alcool c’est le mal, vous êtes libres de ne pas y gouter. Mais laissez nous gérer notre vie comme on désire. On ne vous a pas demandé conseil donc on en veut pas. Merci.
La musique et la danse, dans leurs formes les plus ancestrales, sont présentes depuis l’existence de l’être humain, peut être même avant que l’idée de Dieu touche l’esprit humain. La musique et la danse rassemblent les gens, elles servent même à prier, à consoler les âmes, à se défouler. C’est une thérapie pour certains, une religion pour d’autres, un passetemps pour d’autres encore. Tant que l’être humain existera sur terre, musique et danse persisteront. Et feront du bien. (Et même quand on ne sera plus la, les oiseaux continueront à chanter et tous les animaux feront leur danse de séduction pendant la période des amours ! )
Vous avez tout échoué. Vous nous avez juste donné une raison de plus pour danser et pour chanter. Car nous, la rage, nous la transformons en musique et en danse.

3 Comments

  • Marion PF dit :

    Entièrement d’accord avec toi!
    Pour moi, l’Art en général est synonyme de liberté et toute atteinte à cette liberté me semble complètement vaine, futile et inutile face à l’immensité du concept en soi. Rien qu’en définissant l’art (quand bien même puisse-t-il être défini), selon moi, c’est d’abord une expérience de pensée que l’artiste s’efforce de transmettre à l’autre en le matérialisant, en le concrétisant, en le conceptualisant, sous toutes sortes de formes; musique, danse, peinture, poésie, cinéma eeeeet j’en passe.. Celui qui s’attaque à l’art peut-il même l’admirer? J’en doute, c’est triste. Mais tant qu’il y aura la pensée, l’imaginaire et l’envie de partager, l’art perdurera. Quand on découvre une oeuvre et qu’elle nous plaît, on tend souvent à vouloir la faire découvrir à notre tour à nos proches, et c’est en cela que toute la culture du partage est riche; car, l’art, à l’inverse de l’objet utile, à l’inverse de la monnaie ou de la nourriture, est indivisible. En faire profiter l’autre ne nous en démunira pas pour autant, c’est ce qui reste quand on n’a plus rien et c’est ce qu’on aime à voir, à écouter, à contempler. Pourquoi? Parce que c’est ce qui nous permet, sûrement (enfin je le pense), d’accéder à une certaine liberté (du moins, pour les plus sceptiques d’entre nous, à une illusion de liberté..peut-être. Mais c’est c’est badant quand même..). Chacun est libre d’apprécier telle oeuvre plutôt qu’une autre, de soutenir tel artiste plutôt qu’un autre tout comme chacun est libre de prier tel Dieu plutôt qu’un autre ou bien même de ne pas prier du tout. Tant que les croyances de chacun nous permettent d’avancer, de s’épanouir, et d’expérimenter la vie comme on le souhaite, alors pourquoi imposer ses valeurs à l’autre? Quelles curieuses prétentions pousseraient l’homme à devoir hiérarchiser les différentes coutumes, idées, positions, opinions de chacun? Pourquoi mes convictions seraient-elles « meilleures » que les vôtres? Ca n’a aucun sens! La tolérance, le dialogue, la compréhension et l’altruisme sont alors de rigueur. Mais j’avais lu une phrase très intéressante un jour (je ne me souviens plus de la citation exacte), posant le problème suivant : il existe bel et bien un paradoxe dans le concept même de tolérance. En effet, faut-il tolérer l’intolérant? l’intolérable? Bref, elle m’avait laissée un peu perplexe, je n’ai pas vraiment de réponse ahah! :)
    J’espère que c’était pas trop long,
    bonne soirée, see you on the dancefloor! Bisouuuus!

  • Gaby dit :

    Merci à toi pour ce partage de ton ressentit face à cette cruauté gratuite. Vive la Danse, vive la Musique, vive les moments de partages entre amis, vive l’alcool, vive les souvenirs, vive la liberté de faire ce qu’il nous plait.

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